La langue arabe et moi.

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Maroc, été 2017:

Je me trouvais dans une librairie, à la recherche d’anciens livres arabes. Je suis toujours en quête de perles rares quand je voyage au Maroc. Je mets enfin la main sur une compilation des œuvres complètes de Gibran Khalil Gibran et au moment de demander le prix, le commerçant me lance (et il n’est pas le seul ici au Maroc, je reçois souvent ce genre de remarque):

“Tu es née et tu as grandi en Europe (l’a-t-il certainement deviné à mon accent) et tu sais lire et parler arabe? Comment est-ce possible?”

Permettez-moi donc vous de raconter mon histoire:

Enfant, je n’ai jamais suivi les fameux cours d’arabe à la mosquée ni même dans un de ces centres culturels comme beaucoup de mes amis belges / marocains / musulmans l’ont fait. Mais à l’âge de 15 ans, j’ai ressenti le besoin d’apprendre la langue du coran pour le comprendre car les traductions me laissaient perplexe et, à cette période, j’avais besoin de comprendre un tas de choses.

Par où commencer?

Eh bien, l’autodidacte que je suis a eu l’idée de commencer par prendre le 1er chapitre du coran (la sourate al Fatiha) que je connaissais par cœur:

J’ai donc saisi la 1e page et retranscrit la phonétique. J’ai ainsi observé les deux versions: arabe et ma retranscription. J’ai pu observer les formes des différentes lettres, la présence des points diacritiques,  les signes sur les lettres ( plus tard apprendrai-je qu’il s’agit des voyelles courtes, al harakaat). Je m’étais ainsi fait une idée, mais ce n’était certainement pas suffisant. J’ai alors demandé à ma mère d’écrire toutes les lettres de l’alphabet (sous toutes leurs formes: initiales, médianes et finales) que j’ai accrochées à mon mur. Je m’exerçais constamment à les écrire.

J’ai enfin réussi à lire les lettres accompagnées des voyelles [a, ou, i], et petit à petit, des mots, puis des phrases… Ce fut une révélation! Je me suis littéralement éprise de la langue arabe.

Après  mes études secondaires, je savais que j’allais me destiner à des études littéraires et certainement à une étude approfondie de la langue arabe. Cet intérêt grandissant a véritablement influencé mon parcours académique et professionnel. J’ai donc eu la chance d’étudier la philologie arabe (et anglaise) avant d’entamer des études de traduction. Un choix que je ne regrette absolument pas, je me sens vraiment chanceuse. Et je n’en finis pas d’apprendre…

L’apprentissage de l’arabe m’a ouvert des portes insoupçonnées. L’arabe est une langue tellement riche. Un mot, à lui seul, a le pouvoir de vous plonger dans toute une atmosphère et d’en explorer les méandres.

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